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ROMA (1972, 128 min)
VF: Fellini Roma (119 min)
réalisateur:Federico Fellini
scénariste: Federico Fellini et Bernardino Zapponi
compositeur: Nino Rota
Avec : Peter Gonzales , Fiona Florence , Marne Maitland , Pia De Doses , Anna Magnani , Renato Giovanoli, Elisa Mainardi, Marcello Mastroianni, …
synopsis: Suite de courts récits où Fellini évoque des souvenirs de sa jeunesse et restitue l’ambiance de Rome de la première moitié du vingtième siècle. On y découvre l’arrivée du provincial dans la « Rome d’autrefois », l’arrivée dans la Rome moderne par une autoroute bondée, les bordels l’époque du fascisme et l’amour libre d’une génération de gentils hippies. Une longue séquence presque documentaire montre les travaux du métro, en cours de percement à l’époque. Les ouvriers découvraient régulièrement des sites archéologiques importants, enterrés, ignorés jusque-là. La fabrication du film est parfois exhibée : Fellini montre sa grue de tournage, on assiste au vol d’une caméra … Avec les apparitions de célébrités dans leur propre rôle, cela fait de Fellini Roma un film aux prises avec le réel.
note: 8 /10
Je ne suis pas vraiment un fan du style onirique de Fellini et puis tout les cinéphiles français vont vous en parler abondamment des qu’on parle de cinéma italien et occulter presque le reste. Pour ces raisons et l’abondance des critiques francophones sur l’œuvre de Fellini je n’en ai pas parle beaucoup jusqu’à présent mais voici un classique incontournable.
Ce film est aussi une charge féroce contre l’église catholique et ses apparats. On y découvre un défilé de mode de tenu de Cardinal pour le moins grotesque. Ca reste d’actualité avec la récente démission du pape qui fait la une de tout les journaux occidentaux.
Dans Film d’amore e d’anarchia (1973), je vous avais dit que la réalisatrice italienne Lina Wertmüller a fait une copie assez pale des scènes de bordel qu’on trouve dans ROMA (1972) de Fellini. Ici le charme sexuel de ses putes romaines est admirablement bien transmis et ça ne m’étonnerai pas que ces scènes soient censure sur le Youtube américain.
Ce film est si riche qu’il vous faudra sans doute plusieurs visionnements pour découvrir de nouveaux détails que vous aviez échappé lors du 1er visionnement. Cette avalanche d’images et de thèmes si varies sur 2h peut occasionner un certain vertige mais c’est un exercice de style délicat et réussi selon moi que nous livre Fellini.
A découvrir ou a revoir.
Restaurant a la romaine – extrait VO avec sous-titres anglais
La maison close a Rome – long extrait VO (9min) avec sous-titres anglais
Bande Annonce sans dialogue





13 février 2013 à 1:51
Très belle déclaration d’amour à Rome,à laquelle je préfère quand même Amarcord.
15 mars 2013 à 4:16
Film puzzle, multi-face, bribes éparses de souvenirs, aller-retours entre passés et présent. Un film d’une richesse intime telle qu’on a le sentiment de passer à côté parfois. C’est à un voyage intérieur dans les souvenirs ou dans le sentiment d’appartenance aux lieux.
Pourquoi Fellini aime-t-il Rome? Quels sont les liens de son parcours, de ces gens qu’il a cotoyé, vu, écouté et de ces lieux, ces places, ces rues, ces nuits, ces routes?
Relation de cadre, relation intime, personnelle qui s’attache à des images et des mouvements qui sont difficiles à appréhender quand on n’est pas Fellini.
On parvient juste à effleurer le monde de Fellini, sans parvenir à entendre la même musique que le vieux bonhomme a dans la tête quand il se penche sur son passé et l’interroge. Pourquoi tel ou tel sourire? Pourquoi tel ou tel mot, tel ou tel plan? Sans doute ce film est-il une grande question sans réponse pour Fellini lui même?
C’est un film qu’il me faudra revoir, quand j’aurais bouché quelques trous dans sa filmographie. Je parie qu’il vaut mieux connaître son Fellini sur le bout des doigts pour bien comprendre et peser ce film.