Il buono, il brutto, il cattivo


Il buono, il brutto, il cattivo (1966, 182 min)
VF: Le Bon, la Brute et le Truand (1968, 166 min)

réalisateur : Sergio Leone
scénaristes: Sergio Leone, Luciano Vincenzoni, Age & Scarpelli, Sergio Donati
musique: Ennio Morricone

Clint Eastwood : Blondin, « le bon »
Lee Van Cleef : Sentenza, « la brute »
Eli Wallach : Tuco, « le truand »
Aldo Giuffrè : le capitaine alcoolique
Luigi Pistilli : le père Pablo Ramirez
Rada Rassimov : Maria
Mario Brega : le caporal Wallace

SYNOPSIS : Trois hommes Blondin, Tuco et Sentenza sont à la recherche d’un trésor durant la guerre civile américaine. Chacun connaît une partie de l’énigme pour atteindre le trésor. Il faut en réunir tous les morceaux pour atteindre le cimetière de Sad Hill et la tombe sans nom à côté de celle de Arch Stanton. Au gré des opportunités, et des péripéties, les alliances seront bouleversées tout au long de leur quête. L’exacerbation des trahisons et des rivalités auront leur dénouement au cimetière.

note: 8+ /10

Sergio Leone maîtrise parfaitement sa propre grammaire cinématographique. Une ouverture énigmatique et silencieuse, une musique splendide qui varie selon les personnages, des gros plans de parties de visages qui annoncent la mort, des dialogues minimalistes et ponctués d’humour morbide et de longues scènes sans dialogue. « Le bon, la brute et le truand » entre dans la légende du western italien et bouscule une vision de l’ouest américain glamour. La force d’un tel film c’est qu’il est inoubliable tellement il sort des sentiers tracés par le western américain. Ici pas de bataille entre le bien et le mal. Les trois héros sont des salopards de premier ordre. Ennio Morricone signe une fois encore une grande musique pour son ami Sergio Leone. Le travail en amont sur scénario permet effectivement au maestro et à Sergio Leone de faire un gros travail sur la musicalisation du film. Ecrit avec Age & Scarpelli (vite écartés pour incompréhension sur la vision du western selon le maestro). au profit de Luciano Vicenzoni et Sergio Donati, c’est le premier chef-d’œuvre de Sergio Leone. Et il ne lui reste plus que trois films à réaliser! Clint Eastwood plus taciturne que jamais, Lee Van Cleef plus inquiétant que jamais sont géniaux et c’est Elli Wallach avec son personnage plus picaresque que jamais qui emporte le morceau et vole la vedette.

LA SCENE D’ANTHOLOGIE : La fin du film est richissime on notera surtout l’arrivée de Tuco dans le cimetière de Sad Hill avec une illustration sonore tonitruante et géniale.

L’ANECDOTE : Ce film a subit des grosses coupures pour être distribué aux États-Unis et en Europe dans une durée de 2h40. Excepté en Italie où il a été vu dans sa version intégrale avec vingt minutes de plus.

2 Réponses to “Il buono, il brutto, il cattivo”

  1. Paul Napoli Says:

    Merci Xavier pour ta critique de ce classique du cinéma italien.

    Les anciens westerns américains sont souvent ridicules (sans le vouloir) avec leur vision manichéenne et simpliste a outrance. Ce film en constitue une sorte de critique virulente indirecte. Dans la vraie vie, il n’y a pas de super héro de bons et de méchants 100% mais des humains avec leur complexité et multiple facettes. Sergio Leone nous dépeint un « bon » qui est un criminel et un « méchant » qui est un Colonel de l’armée US. Il fait exploser les conventions sociales et les codes cinématographiques américains assez chretins pour reprendre contact avec la réalité, l’intelligence et l’humour.

  2. Paul Napoli Says:

    Je viens de visionner la version restaurée de 3h sur support Blue-ray. En 2002, les acteurs américains (Clint & Eli ) ont doublé les scènes qui étaient coupé dans la version anglaise (2h40). On y découvre aussi une nouvelle scène ajoutée ou Tuco retrouve les 3 compagnons qui vont attaquer Blondin. C’est pas vraiment indispensable mais ça explique comment il les a recruté.
    J’ai écoute la bande commentaire et vu les extra dont un documentaire sur la guerre de sécession. On y apprend que le camp de prisonnier a bien existé et que beaucoup de soldats confédérés y sont morts. Les scènes de guerre sont proche de la réalité et il en existe pas d’aussi réaliste avec le cinéma hollywoodien assez folklorique.


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