Mario Monicelli

monicelliMario Monicelli ( Wikipedia.it )

Né en 1915, ce réalisateur italien est un maitre de la comédie italienne avec Dino Risi. La vitalité de ce cinéaste m’étonne et me ravit. A 90 ans, il réalise Le Rose del deserto (2006) une comédie « philosophique » dont j’ai déjà parlé.  Je viens de découvrir qu’il s’est mis à utiliser Facebook à 94 ans et il est devenu fan de ma page sur la comédie italienne :D . J’avais déjà le réalisateur italien Luca Miniero mais là je suis vraiment flatté de ce nouveau membre de prestige. Nous avons un ami en commun, le jeune critique italien Alessandro qui l’a récemment interviewé. Sur son mur, je le vois discuter de cinéma (chat) avec Alessandro. C’est incroyable … j’ai l’impression de rever éveillé. Je me pince non je ne rêve pas. :lol: Déjà parce que ces célébrités répondent rarement en personne et deuxièmement vu l’âge de ce mythe vivant.

Un extrait de conversation (chat) :

M. Monicelli:
Anche questi grandi film di Lina dovrebbero essere riscoperti : soprattutto in Italia, saranno stati grandi il mio contributo e quelli di altri colleghi purtroppo scomparsi e non (Antonioni, Risi, Scola, Olmi, Steno, Zampa, Lattuada, De Santis, Alessandrini, De Sica, Salce, Emmer, Petri, Rosi e ce ne sono ancora diversi) ma anche e soprattutto i film della Wertmuller sono intrisi di acuta satira e denuncia sociale, in particolare negli anni Settanta. Constatato ciò, non vedo perchè essi debbano essere relegati in secondo piano, quando non lo meritano affatto.
Alessandro:
Io però personalmente li trovo eccessivamente grotteschi e sopra le righe, come quelli di Petri del resto, che però – sempre secondo me – aveva più stile rispetto alla Wertmuller:  su di Lei e gli altri Suoi colleghi da Lei citati invece non si discute (anche se Antonioni per me è un pò troppo noiosetto a dire il vero: in tal senso la penso come il Suo grande amico e collega Dino Risi..).

Sur Facebook, il a bien renseigné son profil avec sa biographie et il s’est inscrit à plusieurs groupes reliés au Parti Démocrate italien. Dans ses films, la dimension politique est bien présente quand je pense par exemple à la comédie burlesque et satirique Vogliamo i colonnelli, assez féroce contre cet extrême droite nostalgique de Mussolini avec Ugo Tognazzi ou à la comédie  dramatique I compagni (VF: les camarades) montrant la vie d’un syndicaliste communiste interpreté par Marcello Mastroianni. Il y a une dimention éducative, de faire prendre conscience de certains aspects de la société italienne. Mais ses positions sont nuancés et s’écartent d’un cinéma de propagande. La dimension humaine et sociale reste toujours trés présente dans ses films en paralléle des convictions et actions politiques de ses personnages.

En consultant sa fiche IMDb vous retrouverez sa longue filmographie comme réalisateur et scénariste. En 2008, je découvre qu’il a réalisé un documentaire sur Rome. Tout simplement étonnant. Et au tout début de sa carrière, vous pouvez voir des comédies italiennes avec Totò et Aldo Fabrizi en 1949 et 1950 ou Guardie e ladri (1951) qui réunit les deux acteurs.  La liste est trop longue pour en faire un récapitulatif exhaustif et je laisse cela à des critiques professionnels comme Alessandro mais j’ajoute I Soliti Ignoti (VF: Le pigeon), Amici Miei et La grande guerra. A travers tout ses films, on découvre progressivement l’italie mais aussi une manière de pensée, de vivre propre à cet auteur.  Une dimension à la fois politique, philosophique, historique … et sociale qui donne ses lettres de noblesse à la comédie italienne qui fait bien plus que simplement nous distraire. Merci M. Monicelli !

Je parlerai bientôt des autres classiques de Monicelli que je n’ai pas encore présenté sur ce site.

Une réponse à “Mario Monicelli”

  1. Alessandro dit :

    Il tuo omaggio a Mario Monicelli è discreto, ma mancano almeno cinque titoli fondamentali della sua filmografia: il dittico burlesco L’armata Brancaleone e Brancaleone alle crociate, La ragazza con la pistola, Romanzo popolare (una commedia operaia parodia del fotoromanzo allora in voga ben più meritevole di essere citata che non Vogliamo i colonnelli, quest’ultimo più lodevole per le intenzioni che non per i risultati, eccessivamente farseschi: lo dico perché entrambi vedono come protagonisti Ugo Tognazzi) e Un borghese piccolo piccolo, il film che con la sua drammaticità strettamente connessa agli anni di piombo (non a caso è uscito nel 1977, l’anno di punta di quel periodo infausto, e di fatti di cronaca nera simile ne accadevano: il genio di Monicelli li ha semplicemente adattati agli uomori più neri ella commedia all’italiana) ha chiuso la fase aurea della commedia all’italiana e del cinema italiano d’estrazione neorealista più in genere; mentre dell’ultima parte della sua filmografia – quella del declino artistico – vanno sicuramente ricordati Parenti serpenti e soprattutto Speriamo che sia femmina.


Répondre